
Test · RPG · Monde ouvert
Kingdom Come: Deliverance II, la Bohême comme obsession
Un RPG historique qui refuse les raccourcis : chaque compétence s'apprend, chaque route se marche, chaque erreur se paie. Exigeant, et brillant pour cette raison.
La suite conserve la promesse d'origine : pas de magie, pas de héros élu, seulement un homme ordinaire dans un monde qui ne l'attendait pas. Warhorse pousse la densité de simulation encore plus loin sans perdre sa lisibilité narrative.
Points forts et points faibles
On a aimé
- Une reconstitution historique d'une précision remarquable
- Des quêtes à embranchements réellement multiples
- Une progression par la pratique très satisfaisante
On a moins aimé
- Une prise en main austère les premières heures
- Une gestion de la sauvegarde toujours contraignante
- Quelques accrocs d'animation faciale en dialogue
Apprendre plutôt que débloquer
Le crochetage, l'escrime, l'alchimie ou la joute ne se déverrouillent pas dans un menu : ils s'apprennent, geste après geste. Cette approche crée une progression personnelle, distincte de la feuille de personnage.
C'est un choix clivant, mais il donne au monde une consistance que peu de RPG obtiennent.
Des quêtes qui acceptent l'échec
Rater une filature, arriver trop tard ou se faire reconnaître ne mène pas à un écran de game over : le scénario absorbe l'erreur et bifurque. C'est là que le jeu est le plus impressionnant.
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