
Test · Action-aventure · Monde ouvert
Red Dead Redemption 2 : poker, blackjack et saloons du Far West
Western Rockstar de référence : densité, écriture et tables de poker et blackjack dans les saloons — mises en dollars du jeu, sans casino d'argent réel.
Red Dead Redemption 2 raconte la fin d'un monde à travers une bande de hors-la-loi dépassés par leur époque. Tout, dans sa conception, sert cette idée : la lenteur, la fatigue des chevaux, la routine du campement.
Points forts et points faibles
On a aimé
- Une écriture et une interprétation d'un niveau exceptionnel
- Un monde d'une densité et d'une cohérence rares
- Des activités secondaires réellement intégrées à la fiction
On a moins aimé
- Des animations volontairement lourdes qui frustrent en mission
- Un rythme très lent dans son premier tiers
Un monde qui existe sans le joueur
Les habitants vaquent, la météo transforme les routes, les animaux suivent des cycles. Cette autonomie du décor est ce qui distingue encore le jeu de ses successeurs.
Le campement, en particulier, fonctionne comme un baromètre social : les dialogues évoluent selon vos actes, et l'on finit par y revenir sans raison mécanique.
Poker, blackjack et tables de casino dans les saloons
Les tables de poker et de blackjack disséminées dans les saloons ne sont pas des mini-jeux plaqués : elles participent au roleplay western, avec leurs bluffs, leurs tricheurs et leurs bagarres. On y mise des dollars du jeu, uniquement.
Elles remplissent surtout une fonction d'ambiance. S'asseoir à une table en attendant l'orage, c'est exactement le genre de temps mort que ce jeu revendique et que peu d'autres osent.
Une lenteur qui divise encore
Les animations contextuelles — ramasser, dépecer, ouvrir un tiroir — imposent un tempo. Certains y voient de l'immersion, d'autres une friction permanente.
En mission, le contrat est plus discutable : le scénario tolère peu d'improvisation. C'est le prix de la mise en scène.
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